Jean-Pierre Filiu est professeur des universités en histoire du Moyen-Orient contemporain à Sciences Po Paris. Il anime sur le site du quotidien français « Le Monde » le blog « Un si Proche Orient ».
Il donnera deux conférences à l’Institut français de Djibouti.

La vague contestataire qui a secoué le monde arabe à partir de l’hiver 2010-2011 a rapidement été qualifiée de « printemps arabe ». Cette dénomination, parfois utilisée en écho du « printemps des peuples » de 1848 en Europe, trahissait en fait, par l’usage de la métaphore saisonnière, une volonté de réduire ce phénomène de masse à une simple variation saisonnière. Elle portait aussi en elle le risque, vite avéré, d’invoquer un « automne islamiste », voire un « hiver intégriste » pour enterrer au plus tôt les espoirs d’un « printemps » par définition transitoire. Or il s’agissait bien d’un mouvement de nature révolutionnaire, dans toute sa complexité, mouvement qui a lui-même été confronté à une très forte mobilisation contre-révolutionnaire.

MERCREDI 27 MARS – 19H
Salle Arthur Rimbaud
Entrée gratuite