Conférence animée par Julien Fargettas. Docteur en Histoire de l’IEP d’Aix en Provence. Il a soutenu une thèse sur les tirailleurs sénégalais de la Seconde Guerre mondiale publiée en 2012 aux éditions Taillandier sous le titre «Les tirailleurs sénégalais». Les soldats noirs entre légendes et réalités, 1939-1945». Après avoir servi dans l’armée de terre, il est aujourd’hui directeur du service départemental de la Marne de l’Office National des Anciens Combattats et Victimes de Guerre (ONACVG).

 

Durant la Première Guerre mondiale, la Cote française des Somalis fournit un appui militaire limité aux combats qui se déroulent sur le front occidental.
Le bataillon Somalis se distingue néanmoins dans le conflit. La guerre achevée, le territoire retrouve son statut de territoire importateur de troupes et les contingents « sénégalais » se succèdent. Il se distingue alors des autres territoires français d’Afrique où la conscription est installée. La prise de l’Ethiopie par l’Italie fasciste renforce la dépendance militaire de Djibouti. Dès lors, le territoire ne peut pas envoyer de troupes en France en 1939 et 1940 alors que les territoires africains accomplissent un effort de mobilisation sans précédent. Le choix de demeurer fidèle à Vichy maintient cette situation qui change avec le ralliement à la France Libre à la fin de l’année 1942. Djibouti est alors de nouveau mis à contribution pour la libération de la métropole. Un bataillon Somalis est engagé en 1945 et participe notamment aux combats de Royan et de la Pointe de Grave.

GRANDE SALLE 

ENTRÉE LIBRE