Conférence animée par Benoît Bodard. Chef du cours histoire aux écoles de St Cyr Coetquidan.

La participation des Tirailleurs Somalis dans le Premier conflit mondial donne l’occasion de montrer le lien qui unit Djibouti à la France. Déjà, bien avant la Grande Guerre, les témoignages des soldats rapportent que la ville d’Obock était la première entrée dans l’univers colonial. Il n’est donc pas anodin que la côte française des Somalis prête son concours à la mère patrie en danger en intégrant l’armée coloniale. Prévu pour ne durer que quelques semaines, voire quelques mois pour les plus pessimistes, sa contribution est jugée opportune dans une guerre de position qui ne trouve pas de solution. Si l’engagement parait symbolique au regard des effectifs déployés, l’attitude des tirailleurs Somalis a considérablement marqué les esprits. Formé, au cours du conflit en bataillon, l’étude de leur intervention illustre bien toute l’abnégation dont ils ont fait preuve tout au long de la guerre comme en témoigne les cinq inscriptions sur leur drapeau. Aujourd’hui encore, l’armée française se veut extrêmement reconnaissante à l’égard de ces soldats.

GRANDE SALLE 

ENTRÉE LIBRE